Air Austral fera appel à ASL Airlines France du 11 novembre 2026 au 27 mars 2027 pour maintenir ses liaisons régionales pendant le retrait de ses Airbus A220. Un Boeing 737-800 de 186 sièges sera mobilisé dès novembre, puis un second pendant la pointe de décembre et janvier. Les deux A320neo destinés à remplacer les A220 sont attendus au printemps 2027.
Deux Boeing 737-800 pour l’hiver austral
Air Austral a conclu avec ASL Airlines France un contrat d’affrètement de type ACMI couvrant la période du 11 novembre 2026 au 27 mars 2027. Le dispositif prévoit un premier Boeing 737-800 de 186 sièges dès le début de l’accord. Un second appareil, de même capacité, doit le rejoindre pendant la forte affluence de décembre et janvier. L’accord vise à préserver la continuité des dessertes régionales au départ de La Réunion, notamment vers Mayotte et les destinations voisines de l’océan Indien, sans que les compagnies aient précisé quelles lignes seront confiées aux appareils affrétés. À bord, les personnels navigants commerciaux resteront ceux d’Air Austral ; les équipages techniques seront fournis par ASL Airlines France.
« Ce partenariat avec ASL Airlines France nous permet d’assurer la continuité de nos liaisons régionales tout en préparant l’arrivée de nos A320neo », déclare Hugues Marchessaux, président du directoire d’Air Austral, dans le communiqué publié par ASL Airlines France. Il souligne aussi que les passagers continueront d’être accueillis par les équipages commerciaux de la compagnie réunionnaise.
Une transition entre A220 et A320neo
L’affrètement répond à un calendrier serré alors qu’Air Austral tourne la page de l’A220. Elle a ainsi annoncé que ses trois A220-300 quitteraient définitivement sa flotte en décembre 2026, tandis que les deux A320neo prévus pour leur succéder sont attendus en mars et mai 2027. Le premier A220 a déjà quitté la flotte en septembre. Le contrat avec ASL doit ainsi couvrir l’essentiel de l’intervalle entre ces retraits et l’arrivée du premier nouvel appareil.
Ce changement marque une nouvelle étape pour la flotte régionale. Introduits en 2021, les A220 d’Air Austral disposent de 132 sièges en deux classes, contre 180 places prévues pour chacun des futurs A320neo. La compagnie entend remplacer trois avions de plus petit module par deux appareils de plus grande capacité. Ce choix augmente le nombre de sièges disponibles par vol, mais son effet sur la capacité totale et les fréquences dépendra du programme finalement exploité.
La décision de sortir les A220 intervient après des difficultés de disponibilité liées à leurs moteurs Pratt & Whitney, qui ont pesé sur l’exploitation de la petite flotte régionale. Air Austral avait annoncé en octobre 2025 une lettre d’intention avec Macquarie AirFinance pour la location des deux A320neo, en mettant notamment en avant la disponibilité des appareils et leur dispositif de maintenance.
ASL et Air Austral renouent
Les deux compagnies avaient déjà travaillé ensemble en 2015. ASL Airlines France avait alors assuré des opérations de transport de passagers et de fret sur le réseau moyen-courrier d’Air Austral, dans l’attente de l’arrivée du premier Boeing 787-8 de cette dernière. Le nouvel accord reprend le même partage des rôles entre équipages techniques d’ASL et personnels de cabine d’Air Austral.
« Mobiliser rapidement appareils et équipages techniques pour répondre aux besoins d’autres compagnies aériennes fait partie de l’expertise d’ASL Airlines France », explique Éric Vincent, directeur exécutif du transporteur, dans le communiqué commun. Pour Air Austral, le retour temporaire du 737-800 est aussi un clin d’œil à son histoire récente : ses anciens 737-800 avaient été remplacés par les A220 lors du renouvellement de la flotte régionale en 2021. Les avions annoncés pour cet hiver seront, eux, affrétés auprès d’ASL.

coquille a commenté :
30 septembre 2026 - 11 h 43 min
l’hiver austral c’est juin-juillet-aout , de novembre à mars c’est l’été dans l’hémisphère sud
MomodeAl-Maghrib a commenté :
30 septembre 2026 - 11 h 52 min
Après le fiasco des A220, les A320 neo seront censés les remplacer…..Mr Ethève retournerait dans sa tombe devant cette logique politicienne. Le 737 MAX 8 aurait été bien mieux adapté à leur réseau dans l’océan Indien : une vraie capacité cargo sous cale pour le fret régional, une excellente allonge et un coût au siège imbattable.
Au passage, c’est assez comique de voir qu’ils doivent affréter des 737-800 en catastrophe pour sauver leur programme de vols… Ça prouve bien que la famille 737 reste la valeur sûre pour assurer le boulot dans la zone !
jeje a commenté :
30 septembre 2026 - 13 h 50 min
UU a pris ASL parce qu’ils avaient déja travailler avec eux , et peut être parce qu’ils n’avaient personne d’autres de dispo , non pas parce que le Max est une valeur sur , sinon ils auraient repris du Boeing , mais non ils ont pris Airbus voila .