787 d’Air Austral : décollage avancé, maintenance à AFI KLM E&M

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La compagnie aérienne Air Austral prévoit désormais de déployer son premier Boeing 787-8 Dreamliner entre La Réunion et l’île Maurice dès le 5 juin, son départ vers Paris restant inchangée au 10 juin. Les deux appareils commandés seront entretenus par AFI KLM E&M.

Le système de réservation de la compagnie basée à l’aéroport de Saint Denis-Roland Garros indique ce matin que le Dreamliner sera utilisé le 5 juin 2016 sur la première des quatre rotations de 45 minutes vers Port-Louis-Sir Seewoosagur Ramgoolam (décollage 7h10), les trois autres restant opérées en ATR 72-500 ; le vol retour décollera de l’île Maurice à 9h25. Le lendemain, le Dreamliner d’Air Austral partirait vers Mayotte, puis le 7 juin vers Antananarivo, toujours à raison d’une rotation par jour. Ces dates restent sujettes à caution, dépendant de la livraison de l’appareil.

Les débuts du 787-8 sur le long-courrier sont toujours prévus le 10 juin, entre Dzaoudzi et l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle à raison de deux vols par semaine (départ de Mayotte mardi et vendredi à 21h20 pour arriver le lendemain à 6h10, retour de France mercredi et samedi à 21h30 pour se poser le lendemain à 8h05 ; durée de vol moyenne environ 9h45). Ces deux journées le verront bien sûr relier Saint Denis à Dzaoudzi, des rotations supplémentaires étant prévues selon AirlineRoute lundi, jeudi et dimanche. Une fois le deuxième Dreamliner livré, Air Austral prévoit toujours de le déployer à compter du 2 novembre 2016 le mercredi et le samedi sur des vols directs entre Saint Denis et Bangkok-Suvarnabhumi, une route aujourd’hui exploitée en 737-800 via Chennai. Les départs sont prévus à 21h00 pour arriver le lendemain à 7h55, les vols retour quittant la Thaïlande jeudi et dimanche à 9h40 pour se poser à 14h15 (durée de vol moyenne 7h45).

Air Austral n’a toujours pas dévoilé l’aménagement intérieur de ses Dreamliner, certaines sources mentionnant 262 places au total. Sa flotte long-courrier ne compte plus que trois 777-300ER, le 777-200LR ayant changé de propriétaire en novembre dernier ; deux des Triple Sept seront en outre remplacés l’automne prochain par deux modèles similaires pris en leasing pour six ans chez ALC).

La compagnie réunionnaise a d’autre part renforcé son partenariat avec AFI KLM E&M en y ajoutant le support de ses Dreamliner. Selon un communiqué du 14 mars, Air Austral a « signé un contrat de support étendu pour les deux Boeing 787 qui rejoindront sa flotte au printemps 2016 ». L’accord comprend le support équipements, l’engineering et les maintenance control services (MCS), le petit entretien et la maintenance en ligne. AFI KLM E&M assistera localement les équipes de la compagnie basée à la Réunion pendant l’entrée en service des deux avions. Dans le cadre de ce contrat, AFI KLM E&M traitera le support de cet avion de nouvelle génération tout en composite. Fabrice Defrance, Directeur commercial d’AFI KLM E&M, précise qu’Air Austral « bénéficiera de l’expertise des équipes de notre nouveau site industriel Hélios, inauguré en 2015 pour élargir notre offre aérostructures et composites ». Pierre Bosse, Directeur général adjoint Exploitation d’Air Austral, a ajouté : « avec un taux de ponctualité technique excellent, nous étions déjà très satisfaits du support 777 proposé par AFI KLM E&M. C’est naturellement que nous poursuivons notre partenariat et le renforçons avec le support de nos 787 ».

Compagnie française née à La Réunion, Air Austral se positionne comme un acteur majeur de la desserte de l’Océan Indien, entre la France métropolitaine et ses liaisons régionales : Réunion, Maurice, Mayotte, les Comores, Madagascar, les Seychelles ou encore l’Afrique de Sud, la Thaïlande (Bangkok) et l’Inde du Sud (Chennai). Forte de ses 1000 collaborateurs, la compagnie s’est développée depuis sa création en 1975, jusqu’à se hisser aux standards des meilleures compagnies aériennes internationales. Air Austral opère entre Paris-CDG et La Réunion à raison de 12 vols par semaine et assure des liaisons quotidiennes vers les îles de l’Océan Indien. Forte d’un partage de codes conclu avec Air France, la compagnie réunionnaise propose également la desserte depuis Paris Charles de Gaulle de plus de 40 destinations en Europe.

http://www.air-journal.fr/2016-03-17-787-dair-austral-decollage-avance-maintenance-a-afi-klm-em-5159656.html

Commentaire(s)

  1. flyrelax
    Publié le 17 mars 2016

    reste un point dont peu de gens ont parlé : les deux machines destinés à Air Austral sont des machines invendues, stockées en attente de jours meilleurs, les s/n 15 et 22 qui ont un sérieux surpoids du fait des modifs nécéssaires pour les remettre en vente

    Boeing les a baptisées les  »terrible teens » ados insupportables

    ces défauts, que le constructeur a réglés, font que 2 ces machines, une sorte de pré série  »prototypes » seront vendues moins cher que les autres

    ce seront donc les premiers 787 au registre français

    ce sujet avait, à l’époque, été traité par Air Journal

    http://www.air-journal.fr/2015-02-28-ir-austral-a-commande-des-787-en-surpoids-mais-brades-5138047.html

  2. Et on avait déjà pas mal commenté, notamment au niveau du prix par avion.
    Le choix comportait cependant un risque, surtout au niveau de la consommation au regard du surcroît de poids constaté mais la chute drastique du prix du baril semble minimiser les conséquences de ce choix, surtout si ils les ont touchés à presque moitié prix.
    Finalement peut-être une très bonne affaire, à voir..

  3. AFI, la référence pour le MRO avec Lufthansa Technik … UU a fait un très bon choix en nous choisissant et j’espère être affecté à cet avion ( pour l’instant ma spécialité ce sont les CFM … )

  4. Publié le 17 mars 2016

    ERIK de Nice, entre la durée d’exploitation d’un avion et la durée d’un baril à bas prix je pense que l’argument n’est pas valable !

  5. C’est quand même toujours ça de pris.
    Un avion plus lourd à densité égale étant forcément plus cher à exploiter, la baisse du prix du baril étant une très bonne nouvelle providentielle pour eux.
    D’autres compagnies dignes de ce nom dégagent aussi en ce moment de substantiels bénéfices curieusement et ce n’est pas exclusivement dû à leur « efficace » gestion.
    D’autres enfin conservent d’avantage dans leur flotte des appareils gros consommateurs en carburant (747-400/340) puisque la baisse du baril « reconfigure » pour un temps la rentabilité des appareils en question..
    Clairement, la baisse du carburant est une bonne nouvelle aussi pour les acquéreurs de la version « Terribles Teans » du 787..

  6. superyoda86
    Publié le 17 mars 2016

    Une bonne nouvelle pour l’instant pour Air Austral mais le prix du baril va augmenter d’ici 5 ans, c’est une certitude. A ce moment là, ils regretteront leur achat. Air australe est pro-Boeing, c’est dommage car sur des lignes comme Paris – St Denis, 2 A380 sur les créneaux les plus fréquentés (meilleures horaires), ça aurait plus adapté. Pour compléter ils auraient pu prendre quelques A330 pour les créneaux moins fréquentés et pour la Thaïlande. En plus, ils achetaient français, ils soutenaient l’emploi en France (car même si certains disent que certaines pièces du 787 sont fabriquées en France, le montage se fait aux USA ! Et puis acheter Airbus c’est faire travailler les sous traitant français + toutes les usines Airbus qui sont en France) ! Enfin bon je suis pro Airbus aussi, ma vision est peu être erronée ! Ils faut dire qu’aujourd’hui Airbus produit de meilleurs avion que Boeing, ça c’est une réalité !

    • Publié le 17 mars 2016

      Travaillant en escale pour AF, je peux vous affirmer que les A380 sont des verrues pour la compagnie. Si elle pouvait s’en debarrasser ou se les faire reprendre par Airbus elle le ferait. Cet avion connait tellement d’aléas d’exploitation et de soucis techniques qu’il est responsable en partie de la non rentabilité des escales qui l’exploitent. En plus il a un gros défaut: il ne prend pas ou peu de fret.
      Donc je pense que UU ne voulant pas faire la même erreur qu’AF a pris une sage décision en exploitant le 787. Elle aurait pu prendre l’A330 qui lui est un trés bon avion. Mais aucun interet pour elle d’avoir une flotte Aibus et Boeing vu le peu d’avions qu’elle exploitent.

      • superyoda86
        Publié le 17 mars 2016

        Pourtant Émirats en a commandé plusieurs dizaines et ils en veulent encore et encore, ils exploitent cet avion à perte? L’A380 reste un avion très confortable et surtout pour des vols vers la Réunion, ils pourraient être ne haute densité avec des cabines à 600 PAX voir plus. Je pense que sur les créneaux les plus fréquentés et en hautes saison, ça doit être une machine à sous. Peu être devraient ils en louer au lieu d’en acheter. On en a marre des 777 bondés qui servent de bétaillères et qui son très bruyantes, même si leurs couts d’exploitation sont plus faible, ils font fuir les clients alors que l’A380 lui les attire.

  7. Je suis assez d’accord avec vous sur le fond mais songez, sans parler d’un 380, qu’ils ont probablement touché ces deux exemplaires pour le prix d’un seul 350.. là,faut comprendre.
    Enfin,si comme vous le dites, la baisse du prix du baril devait durer 5 ans, imaginez l’économie pour eux.
    Ile n’osent même pas l’imaginer dans leurs prévisions les plus optimistes..

  8. Avec l’Iran qui, dans quelques semaines, arrive sur le marché avec un Brut d’excellente qualité et abondant, je doute fort que la hausse persiste..

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