Qatar Airways monte à 15% dans IAG

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La compagnie aérienne Qatar Airways a annoncé une augmentation de sa participation de 12% à 15,01% dans la holding International Airlines Group (IAG), et laissé entendre qu’elle pourrait aller jusqu’au plafond imposé par l’Union européenne.

Ce nouvel investissement dans le groupe né de la fusion entre British Airways, Iberia, Vueling et Aer Lingus a été annoncé au cours d’une conférence de presse à Atlanta le 18 mai 2016, lors de la présentation de sa future liaison entre la base de Doha-Hamad International et à l’aéroport Hartsfield Jackson. Akbar Al Baker, PDG du Groupe Qatar Airways, a expliqué être « très satisfait de son investissement dans IAG, et ce tant aux niveaux financier et commercial qu’au niveau stratégique. Nous avons par conséquent décidé d’approfondir davantage nos relations et l’augmentation de notre participation témoigne du renforcement de nos liens commerciaux ». Le premier investissement de la compagnie nationale qatarie dans IAG remonte à janvier 2015 (à hauteur de 9,99% pour 1,53 milliards d’euros), l’investissement étant porté à près de 12% du capital en avril dernier. « Nous soutenons totalement la stratégie d’IAG », a ajouté le dirigeant, soulignant que le groupe est « très bien ancré en Europe et dispose d’une large couverture sur le segment transatlantique. En outre, sa place dominante à Londres et à Madrid le positionne comme leader sur ce marché », sans oublier le bénéfice apporté par le réseau d’Aer Lingus.

Akbar Al Baker a ajouté que la compagnie pourrait envisager d’augmenter à nouveau sa participation, « dans la limite autorisée en tant qu’actionnaire n’appartenant pas à l’Union européenne » (49%). Rappelons que Qatar Airways est comme British Airways et Iberia membre de l’alliance Oneworld, une exception parmi les compagnies du Golfe. Et qu’elle envisage d’investir dans Meridiana et dans Royal Air Maroc.

 

http://www.air-journal.fr/2016-05-20-qatar-airways-monte-a-15-dans-iag-5163283.html

Commentaire(s)

  1. Publié le 20 mai 2016

    Un investissement majeur à Madagascar permettrait d’avoir une vision Monde à ce beau projet ! Fabuleux.

    • Tana, je pense qu’il vous faut être un peu plus réaliste. Madagascar est certes un beau pays mais très très loin d’être la priorité pour des compagnies majeures en terme d’investissement. Le potentiel n’est pas juge suffisant, les infrastructures ne sont pas aux standards des grands aéroports internationaux meme en comparant a ceux de la zone comme Maurice, Afrique du Sud, Kenya, etc…

  2. Nom
    Publié le 20 mai 2016

    Mais pourquoi cette europe plafonne l’actionnariat aux non européen c’est nul quatar pourrait acheter la totalité de IAG et les non arabes pourraient acheter des entreprises arabes sa serait chouette.

    • Il n’y a pas que « cette Europe »..Tout le monde le fait/
      Impossible d’acheter une compagnie aérienne américaine à plus de 49% des parts mais ne donnant pas plus de 25% des droits de vote pour un non américain…
      Impossible d’acheter une entreprise japonaise sauf accord spécifique gouvernemental
      impossible d’acheter ou fonder quoi que ce soit dans aucun pays du Golfe quand on n’est pas citoyen de ces pays…
      …etc…etc…
      Ca a un nom: défense de la souveraineté…après vous êtes libre d’en penser ce que vous voulez.

    • Vincent 69
      Publié le 20 mai 2016

      Vous oubliez 3 petits détails :

      1. Sans les pétrodollars de l’Occident, les pays du Golfe seraient toujours constitués à 100 % de bédouins véhiculés par leur seuls chameaux.
      2. Sans les Occidentaux pour manager ces compagnies, elles ressembleraient à l’aéroclub de Concarneau.
      3. L’âge d’or des pétromonarchie est terminé, ceci expliquant sans doute cette frénésie d’investissements.

  3. Publié le 20 mai 2016

    S il n y avait pas de « protection » il n y aurait une grande partie des compagnies en europe qui seraient detenues pat Qatar Airways Etihad ou Emirates…

  4. Nom
    Publié le 20 mai 2016

    Ben faudrait que l’ omc planche dessus cela permettrai a certain de mettre leurs vieux zincs a la retraite et au passager une meilleur experience de confort et sécurité mais bon ce n’est pas la priorité des etats.

    • Impossible!!!
      Publié le 20 mai 2016

      Impossible pour l’OMC de légiférer ou s’occuper du transport aérien: en effet, le transport aérien à ete EXPLICITEMENT EXCLU des compétences de l’OMC dans les statuts créant cette organisation, et ce, à la demande expresse de tous les États fondateurs de l’OMC, demande faite à l’unanimité……pour des raisons de souveraineté nationale…..

  5. AH-LX
    Publié le 20 mai 2016

    Sans oublier 2 détails :

    1. Sans les bédouins (arabes) vous ne seriez pas entrain de (Compter) vous 3 petits détails.
    2. Sans le marché de l’emploi Suisse, des centaines de milliers de vos compatriotes crèveraient de faim.

    • Publié le 21 mai 2016

      Pourtant les 3 détails de Vincent constituent des faits avérés.
      Pas besoin de préciser que les bédouins sont des arabes, ils le sont par définition, des éleveurs nomades aujourd’hui en grande partie sédentarisés.
      Quant a la suisse je ne vois pas le rapport, mais précisons tout de même que ce ne sont pas des centaines de milliers de travailleurs transfrontaliers français mais plus exactement 160 000. Et 280 000 en comptant Allemands et Italiens.
      Et a ce jeu, la Suisse tire largement avantage de la France entre autre avec 6.9% de ses exportations vers cette dernière, alors que la Suisse ne représente  » que  » 2.8% des exportations Françaises.
      Et faut il parler de l’évasion fiscale ? Une estimation de plus de 110 milliards d’euros de la France vers la Suisse, et donc un manque colossale chaque année pour le fisc Français.
      Alors plutôt que de faire des petites phrases toutes faites et sans réels arguments, et ce dans l’unique but de critiquer pour critiquer, il serait préférable d’avoir une vue plus large, et de comprendre que nous sommes dans une ère d’interdépendance, pour le meilleur et pour le pire, un grand jeu de domino ou la chute de l’un engendre la chute des autres.

  6. Si le fisc français ne serait pas si gourmand ou le budget si mal géré. Il n’y aurait pas besoin de mettre l’argent ailleurs…

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