La compagnie long‑courrier norvégienne Norse Atlantic Airways a enregistré en 2025 une croissance de 26% de son trafic, avec un coefficient de remplissage moyen de 96% grâce à un modèle désormais équilibré entre son propre réseau transatlantique et des contrats ACMI de longue durée, notamment avec IndiGo.
En décembre 2025, Norse Atlantic a transporté 151 449 passagers, en hausse de 22% sur un an, avec un taux de remplissage de 98% sur l’ensemble de ses opérations (réseau propre et ACMI/charters), soit 4 points de plus qu’en décembre 2024. La compagnie a ainsi enchaîné un quatorzième mois consécutif au‑dessus des 90% de remplissage, confirmant la demande pour son offre long‑courrier low cost.
Sur l’ensemble de l’année 2025, Norse a accueilli 1,84 million de passagers, contre environ 1,46 million un an plus tôt, ce qui représente une progression de 26%. Le coefficient de remplissage annuel a atteint 96% tous segments confondus, soit 12 points de plus qu’en 2024, dans le prolongement d’un premier trimestre déjà marqué par un niveau record de 95%.
Un modèle hybride réseau / ACMI
Cette performance traduit la montée en puissance d’un modèle désormais dual, combinant un réseau propre recentré et des contrats ACMI (location avec équipage) de long terme. Dans son réseau régulier, Norse a assuré en décembre 281 vols, avec un remplissage moyen de 96%, en légère hausse par rapport aux 92% de décembre 2024.
Parallèlement, la compagnie a opéré 254 vols ACMI/charters, contre 158 un an plus tôt, illustrant le rôle croissant de cette activité dans son modèle économique. À la fin de l’année, cinq Boeing 787‑9 volaient déjà sous contrat pour la low‑cost indienne IndiGo, le sixième devant être livré au début de 2026, conformément à l’accord de wet lease conclu entre les deux transporteurs.
Ponctualité sous pression, mais production en hausse
En décembre, Norse Atlantic a réalisé 97% des vols programmés, un léger recul par rapport au 100% de l’année précédente, mais qui reste un niveau élevé compte tenu des aléas opérationnels. En revanche, la ponctualité a souffert : seulement 52% des vols du réseau propre sont partis dans les 15 minutes suivant l’horaire prévu, contre 53% un an plus tôt, la compagnie évoquant l’impact de retards de contrôle aérien, de congestions aéroportuaires et de conditions météo difficiles.
Le calendrier de maintenance des moteurs Rolls‑Royce des 787 continue par ailleurs de peser sur les capacités, avec des réductions temporaires déjà signalées par la compagnie au cours de l’année. Malgré ces contraintes, Norse a maintenu une production en hausse, comme en témoignent l’augmentation du nombre de vols opérés et la croissance à deux chiffres du trafic passagers sur plusieurs mois consécutifs en 2025.
Un nouveau cap sous la houlette d’Eivind Roald
Aux commandes depuis fin 2025, le directeur général Eivind Roald souligne que l’année s’achève sur des avions très bien remplis et une activité renforcée : « Norse Atlantic complète 2025 avec une forte croissance du nombre de passagers, une production accrue et des vols pleins. Cela reflète un produit attractif qui stimule la demande des clients sur un marché très concurrentiel. » Il salue également « les efforts réalisés ces derniers mois » et « le travail acharné de l’ensemble de l’équipe », qui se sont traduits par « de réels progrès dans l’ensemble de l’entreprise malgré les défis opérationnels et météorologiques » de la fin d’année.
La mise en place de contrats de wet lease avec IndiGo permet à Norse d’utiliser ses 787 sur des marchés à forte demande en Asie, tout en réduisant son exposition aux aléas saisonniers du transatlantique et en lissant ses revenus sur l’année. La compagnie dit ainsi être « en bonne voie » pour finaliser la transition vers un modèle équilibré, avec six appareils dédiés à des contrats ACMI de longue durée, générant des revenus stables et prévisibles, et l’autre moitié de la flotte concentrée sur un réseau propre « hautement optimisé », complété par des vols charters saisonniers pour la croisière. « Notre programme hiver, avec de nouvelles routes et des fréquences renforcées, a été très bien accueilli, avec une forte demande loisirs et des volumes cargo élevés », ajoute Eivind Roald.
Née en 2021 et opérant son premier vol commercial en juin 2022, Norse Atlantic s’est spécialisée dans le long‑courrier à bas coûts en Boeing 787, principalement entre l’Europe et l’Amérique du Nord, avec un réseau qui a inclus des liaisons comme Oslo, Londres‑Gatwick, Paris ou Berlin vers New York, Orlando ou Los Angeles. En moins de trois ans, la compagnie a dépassé le cap des 4 millions de passagers transportés depuis son lancement, tout en affichant, en 2025, des coefficients de remplissage supérieurs à ceux de nombreuses majors sur le segment transatlantique.

Vincent a commenté :
8 janvier 2026 - 12 h 14 min
“Le coefficient de remplissage annuel a atteint 96% tous segments confondus”
Ouahou, le rêve pour toute compagnie!
Je ne connais pas leur tarification dynamique mais là c’est impressionnant! Espérons qu’elle n’abuse pas du surbooking…
Marcellenine a commenté :
8 janvier 2026 - 19 h 50 min
Quand certains disent que le long courrier low-cost ne marche pas n’est pas rentable comme quoi Norse et FrenchBee démontrent le contraire.
Yoann a commenté :
8 janvier 2026 - 22 h 42 min
Succès à relativiser… 6 avions exploités sur leur propre réseau, c’est absolument ridicule. Ils ne font d’ombre à aucune major