La low cost irlandaise Ryanair relance sa croisade contre certaines agences de voyage en ligne (OTA), accusées de vendre ses services bien au‑delà des tarifs proposés sur son propre site. Selon l’enquête OTA de janvier publiée par la low cost irlandaise, eDreams, Vola et Tryp factureraient parfois plus de trois fois le prix affiché sur Ryanair.com pour des options comme le choix de siège ou les bagages cabine.
Dans son enquête OTA de janvier, Ryanair affirme qu’eDreams vend un siège réservé 14,18 €, alors que cette option ne coûte que 4,06 € sur Ryanair.com, soit plus de trois fois le tarif de la compagnie. Vola est accusée de facturer un bagage de 10 kg 25,00 €, contre 14,99 € sur le site de Ryanair, soit une majoration de 67%. La compagnie rappelle que ces agences n’ont aucun accord de distribution avec elle et qu’elles continuent, selon Ryanair, « à surfacturer les consommateurs non avertis » tout en se fournissant via des pratiques de « screenscraping » de son site. Ryanair oppose à ces acteurs une liste de « partenaires OTA approuvées » avec lesquels elle revendique une transparence tarifaire, parmi lesquels Booking Holdings, Expedia, loveholidays ou encore lastminute.
La compagnie rappelle que ces agences n’ont aucun accord de distribution avec elle et qu’elles continuent, selon Ryanair, « à surfacturer les consommateurs non avertis » tout en se fournissant via des pratiques de « screenscraping » de son site. Ryanair oppose à ces acteurs une liste de « partenaires OTA approuvées » avec lesquels elle revendique une transparence tarifaire, parmi lesquels Booking Holdings, Expedia, loveholidays ou encore lastminute. L’enquête de janvier s’inscrit dans une série de dossiers mensuels publiés par Ryanair pour documenter ces écarts.
Ryanair et les OTA : un conflit ancien et juridique
En décembre 2023, la Haute Cour irlandaise a ainsi interdit de manière permanente au prestataire Flightbox de pratiquer le screenscraping du site de Ryanair, jugeant cette pratique contraire aux conditions d’utilisation de la compagnie. En 2024, un jury fédéral dans le Delaware a également donné raison à Ryanair face à Booking.com sur la violation du Computer Fraud and Abuse Act, même si Booking Holdings est depuis entré dans le cercle des OTA « approuvées » après un accord de distribution signé en 2025.
Ryanair ne se contente pas de publier un dossier chiffré : elle interpelle directement les pouvoirs publics européens. La compagnie « appelle une nouvelle fois les gouvernements de l’UE et les autorités de protection des consommateurs à prendre des mesures urgentes pour protéger les voyageurs », en imposant une transparence obligatoire des prix à toutes les OTA, alignée sur les standards de ses partenaires approuvés.

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