L’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) a indiqué lundi que des sièges installés sur des centaines de Boeing 737 MAX immatriculés aux États-Unis avaient été mal montés et devaient être remis en conformité. À défaut de correction, ces sièges pourraient blesser des passagers lors d’un atterrissage d’urgence, précise l’autorité américaine.

FAA : 453 Boeing 737 MAX concernés

Dans un projet de consigne de navigabilité, la FAA vise 453 appareils, sans préciser à ce stade le calendrier imposé aux compagnies pour effectuer les vérifications et corrections. L’agence dit avoir reçu un signalement faisant état de certains ensembles de sièges passagers « pas correctement installés dans les rails de siège ».

Le défaut concernerait des sièges montés sur rails, avec jusqu’à 69 ensembles potentiellement à contrôler par avion, pour environ une heure de main-d’œuvre par ensemble selon l’estimation de la FAA. L’autorité américaine n’indique pas encore si les exploitants hors États-Unis seront formellement visés, même si les autorités étrangères reprennent souvent les consignes de la FAA lorsqu’elles sont pertinentes.

Un risque surtout en évacuation

Le point de sécurité mis en avant n’est pas une perte de navigabilité en vol, mais la tenue des sièges dans des conditions de charge élevée, de fortes turbulences ou d’atterrissage brutal. Selon l’évaluation relayée par plusieurs médias, un siège mal engagé pourrait se désolidariser de ses rails, accroissant le risque de blessure pour les passagers et pouvant aussi bloquer une allée au moment d’une évacuation.

« Airworthiness directive » oblige, la FAA traite donc ici un problème de sécurité cabine, potentiellement révélateur d’un écart de montage industriel plutôt que d’une défaillance en service. La procédure ouverte lundi passe par une phase de consultation publique avant une éventuelle directive finale, et ne constitue pas, à ce stade, une mesure de mise au sol.

Boeing sous surveillance qualité

Boeing n’avait pas répondu immédiatement aux sollicitations de Reuters au moment de la diffusion de l’information. Une source citée par Reuters indique toutefois que le constructeur a déjà diffusé une consigne aux exploitants en décembre 2025, et se dit favorable à la transformation de cette recommandation en exigence réglementaire.

Cette nouvelle alerte intervient alors que le constructeur cherche à restaurer la confiance dans sa chaîne de production après une série de problèmes qualité sur le 737 MAX, très scruté par les autorités comme par les compagnies aériennes. Pour Boeing, l’enjeu dépasse donc la seule correction technique : il s’agit aussi de démontrer que les contrôles en cabine et sur chaîne d’assemblage sont désormais suffisamment robustes.

Portée opérationnelle

Sur le plan opérationnel, la correction paraît a priori lourde en volume mais limitée en complexité, puisqu’elle ne nécessiterait pas de pièces de rechange. En revanche, le fait que la FAA évoque un risque existant sur un nombre potentiellement élevé d’avions montre que le sujet dépasse le cas isolé et touche à la standardisation des pratiques d’assemblage.

Boeing 737 MAX : la FAA alerte sur des sièges mal installés à bord de centaines d’avions 1 Air Journal

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