Selon le Wall Street Journal, « les régulateurs fédéraux devraient certifier la version avant‑dernière du 737 de Boeing plus tard ce mois‑ci, marquant une étape importante – bien que tardive – pour l’avionneur ».

Le quotidien précise que le 737 MAX 7 est « en bonne voie pour obtenir l’approbation dans les dernières semaines de juillet, à condition qu’aucun contretemps de dernière minute ne survienne », rappelant que le modèle doit être certifié avant de pouvoir transporter des passagers.

Boeing 737 MAX 7 : un jalon longtemps repoussé

D’autres médias spécialisés font état du même calendrier : plusieurs sources proches du dossier indiquent que la FAA est entrée dans les « dernières étapes de la certification », ne laissant plus que des détails à régler. Le MAX 7 obtiendrait ainsi son certificat de type près de treize ans après le lancement du programme et plus de sept ans après la première certification de la famille 737 MAX.

Les retards du MAX 7 – comme ceux du MAX 10 – sont largement imputés à un problème de dégivrage moteur, identifié par la FAA comme pouvant entraîner une surchauffe de la partie interne de l’entrée d’air du réacteur. Boeing a dû concevoir et tester une modification de son système d’anti‑givre sur l’ensemble de la famille MAX, avec une campagne de vols d’essais de certification relancée au printemps 2026.

Depuis les deux accidents mortels de 2018 et 2019, la FAA a profondément revu ses méthodes et insiste sur le fait qu’elle « n’est pas l’obstacle » à la certification des MAX 7 et 10, renvoyant Boeing à ses responsabilités techniques et industrielles. L’administrateur de l’agence, Bryan Bedford, rappelait en mai qu’il s’attendait à une certification du MAX 7 « cet été », tandis que le MAX 10 resterait attendu pour la fin de l’année.

Enjeux pour Boeing et pour les compagnies

Le 737‑7 est le plus petit modèle de la gamme MAX, ciblant des marchés régionaux et des opérateurs qui ont besoin de capacité réduite tout en conservant la commonalité de flotte avec les MAX 8, 9 et, à terme, 10. Son entrée en service est stratégique pour des compagnies comme Southwest Airlines, qui ont largement misé sur ce type et ont dû adapter leurs plans de capacité en raison des glissements de calendrier.

Sur le plan industriel, la certification du MAX 7 s’inscrit dans une phase de montée en cadence mesurée du programme 737, Boeing ayant été autorisé à augmenter la production à 42 appareils par mois et prévoyant l’ouverture d’une quatrième ligne d’assemblage à Everett. Ce jalon intervient cependant dans un contexte de surveillance renforcée, après divers problèmes de qualité sur les 737 et les 787 et alors que l’avionneur reste sous le regard attentif des régulateurs et des clients.

Et après : EASA et MAX 10 en ligne de mire

Côté européen, l’EASA devrait valider rapidement la certification du MAX 7 une fois la décision de la FAA tombée. Chris Rocheleau estime que l’agence européenne approuvera les MAX 7 et 10 « en même temps ou très peu de temps après la FAA », tandis que le directeur de l’EASA, Florian Guillermet, rappelle que l’entrée en service du MAX 10 constitue une priorité.

Pour Boeing, l’enchaînement des certifications MAX 7 puis MAX 10, sur fond de modification d’anti‑givre et de renforcement des procédures, représente une condition nécessaire à la normalisation de son offre moyen‑courrier et à la consolidation de sa base clients face à Airbus et sa famille A320neo. Reste à savoir si ce jalon attendu fin juillet se traduira, côté compagnies, par un regain de confiance durable dans la famille 737 MAX.

Boeing 737 MAX 7 : la FAA prête à certifier ce mois de juillet le plus petit des MAX après des années de retards 1 Air Journal

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