Boeing a publié pour le premier trimestre des résultats meilleurs que prévu, portés par un rebond marqué de ses livraisons d’avions commerciaux, tout en restant dans le rouge avec une perte nette qui se compte désormais « en dizaines de millions » seulement et non plus en milliards.
Selon la communication financière du groupe, Boeing a enregistré au premier trimestre 2026 un chiffre d’affaires de 22,2 milliards de dollars, en hausse d’environ 14 % par rapport aux 19,5 milliards du premier trimestre 2025. Le constructeur affiche un résultat net négatif, avec une perte qui ressort autour de 90 millions de dollars, ce qui traduit un net resserrement des « nombres rouges » par rapport aux 123 millions un an auparavant.
Ce retour progressif vers l’équilibre reflète surtout le rebond des livraisons et une meilleure performance opérationnelle, même si les flux de trésorerie demeurent négatifs, avec un cash-flow libre d’environ –1,5 milliard de dollars sur le trimestre. Boeing insiste néanmoins sur l’amélioration de son profil de trésorerie par rapport aux années de crise, en rappelant qu’il a dégagé l’an dernier son premier bénéfice annuel depuis 2018, autour de 1,9 milliard de dollars, notamment grâce à la cession de sa filiale Digital Aviation Solutions. Le carnet de commandes atteint un niveau record proche de 695 milliards de dollars, dont plus de 6 100 avions commerciaux, ce qui offre une visibilité exceptionnelle mais suppose de tenir les plans de montée en cadence.
La division avions commerciaux encore dans le rouge
Sur le cœur de métier de Boeing, la division avions commerciaux a généré environ 9,2 milliards de dollars de revenus au premier trimestre, soit une progression de 13 % en un an, grâce à la hausse des livraisons. L’activité reste toutefois déficitaire : Boeing Commercial Airplanes affiche une perte opérationnelle de l’ordre de 560 millions de dollars, avec une marge opérationnelle autour de –6 %, même si cette dernière s’améliore légèrement par rapport à l’an dernier. Autrement dit, chaque avion livré contribue à diluer les coûts fixes et à rapprocher la division du point mort, mais le redressement tarifaire et industriel n’est pas encore suffisant pour dégager des marges positives.
La direction met en avant la normalisation progressive des chaînes de production, après des années de perturbations liées aux problèmes de conception du 737 MAX, à la qualité industrielle et aux difficultés des fournisseurs. « Nous restons concentrés sur la stabilisation de nos opérations, la finalisation de nos programmes de développement, le rétablissement de la confiance avec nos parties prenantes et le rétablissement complet de Boeing en tant qu’entreprise emblématique », a répété la direction dans ses échanges avec les investisseurs. Sur le reste du groupe, la division défense, espace et sécurité bénéficie de la vigueur de la demande militaire et voit ses résultats progresser, contribuant au mieux-disant global du trimestre.
143 avions livrés, un rebond qui dépasse Airbus sur le trimestre
Sur le plan industriel, Boeing a livré 143 avions commerciaux au premier trimestre, soit 13 unités de plus qu’au premier trimestre 2025, et surtout un bond spectaculaire par rapport aux 83 appareils livrés sur la même période de 2024, année marquée par les inspections et restrictions de production sur le 737 MAX. Ce volume trimestriel constitue le meilleur niveau depuis 2019 pour les trois premiers mois de l’année, signe d’un redressement tangible de la capacité opérationnelle du groupe. Ces 143 livraisons se répartissent principalement entre 114 monocouloirs 737, mais aussi six 767, huit 777 et quinze 787, témoignant d’un retour à un mix produit plus équilibré.
Sur le seul mois de mars, Boeing a remis 46 appareils à ses clients, un léger ralentissement par rapport aux 51 livrés en février, mais qui reste cohérent avec la trajectoire de montée en cadence annoncée sur les 737 MAX et 787. Malgré la détection récente de défauts de câblage sur certains 737 MAX non encore livrés, qui a conduit à retoucher des avions déjà assemblés, le constructeur assure qu’il « garde le cap » sur ses objectifs de production mensuelle. Sur le trimestre, Boeing devance d’ailleurs Airbus en nombre de livraisons, l’avionneur européen ayant délivré 114 appareils, soit 29 de moins que son concurrent américain, même s’il reste en avance sur le seul mois de mars avec 60 livraisons contre 46.

GVA1112 a commenté :
23 avril 2026 - 7 h 55 min
Est ce que la grande partie de ces avions sont des carlingues construites il y a de nombreux mois, stockés en attente de validation et de certification.
C’est vrai que c’est facile de livrer des avions à tour de bras s’ils sont déjà assemblés et qu’ils n’attendent qu’un papier.
Lorsque Boeing sera dans le flux tendu, sans stock à dispo pour livrer, il sera alors judicieux de comparer le nombre de livraison entre Airbus et Boeing !!
Ça,c’est fini depuis l’année dernière… a commenté :
23 avril 2026 - 9 h 35 min
Depuis l’automne 25 il n’y a plus de « carlingues construites il y a de nombreux mois « en attente de livraison chez Boeing, tant pour le 737 Max que pour les 787… Quant au 777X n’étant pas encore certifié, il n’est donc pas livré et pas dans le chiffre annoncé.
Boeing avait annoncé à l’automne 25 la fermeture de sa « shadow factory », celle où justement on s’occupait du retraitement et des livraison de ces appareils en attente.
De par vos interventions fréquentes, je sais que vous suivez l’actualité ici sur Air Journal: il serait toutefois bon de s’en souvenir aussi avant de formuler des questions qui sentent bon la polémique potentielle !
CHECK LAST a commenté :
23 avril 2026 - 8 h 09 min
MDR !! …Un tissus d inepties propagandistes et de mensonges économiques
Toute la clique des (…) pro amerloques tous les cafards vont relayer ses conneries pour expliquer combien boing revient en force et est le boss de l aérien
Le département civil du criminel était soi disant positif avant les crashs alors que le barbecue vendu à perte depuis la dérive financière du programme n a jamais rapporté un radis depuis 2014
Mais boing se la joue “on revient en force petit à petit” comme disent les comiques
Car dans la banque on a des vraies infos pas piquées des vers sur les manipulations de l amerloque pour falsifier ses comptes et faire croire que tout baigne depuis des années alors que la situation financière est catastrophique à chaque exercice comptable ..
boing vient de vendre encore des bijoux de famille pour équilibrer ses comptes de façon cosmétique et rassurer la bourse …Ce criminel n avait même pas de quoi racheter son ancienne usine Spirit Aéro ses finances son maquillées depuis plus de 15 ans et dans le rouge écarlate
C était déjà le cas quand Clinton a commencé à lancer les procès à l OMC contre Airbus qui faisait soi disant de la concurrence déloyale avec ses aides d état
Le champion US faux premier exportateur déraille depuis longtemps et perdait déjà du pognon dans les années 90 ..Clinton a engagé les poursuites contre Airbus à l OMC qui n étaient qu un prétexte pour justifier la situation financière déplorable du constructeur menteur tricheur
L agence indépendante US Good Job First qui vérifie l utilisation de l argent public le met en évidence depuis plusieurs années et le dénonce depuis 2015 mais est menacée sa com est muselée par le lobby de boing
Elle explique que les budgets militaires la porosité entre la comptabilité secrète civile défense les allègements fiscaux illégaux les aides ou les dispenses d impôts pures et simples dont boing le pourri jusqu à l os bénéficie lui permettent de garder artificiellement la tête hors de l eau et qu en fait fondamentalement c est une entreprise d état déficitaire qui veut se faire passer pour une entreprise publique
Allez sortez le champomy les cafards MDR !!
Buvez un coup pour votre criminel champion si fort qu il lui faut 13 ans pour faire certifier sa saucisse que son MAX pourri le monocouloir le plus vieux du monde a 70 ans et que son barbecue est déficitaire mais se vend si bien vu qu il est bradé
Ah oui c est vrai c est le combo gagnant comme dit le mytho !! MDR !!
CHECK LAST a commenté :
23 avril 2026 - 9 h 09 min
Errratum
“Qui veut se faire passer pour une entreprise privée”
Tilo a commenté :
23 avril 2026 - 9 h 38 min
Mdr en lisant cet article ce matin en allant au boulot dans le rer je savais que t’allais écrire tout ça, t’es un vrai comédien Kelly Orthberg doit trembler s’il voit ton commentaires.