En janvier 2026, Boeing a livré 46 avions commerciaux, soit plus du double des 19 appareils remis par Airbus à leurs clients. Pour le constructeur américain, il s’agit du troisième meilleur mois de janvier de son histoire en termes de livraisons, malgré un repli par rapport aux 63 avions de décembre 2025, traditionnellement marqué par un « rush » de fin d’année.
Airbus, de son côté, signe un des débuts d’année les plus timides depuis la pandémie, loin des cadences visées à moyen terme.
Sur les 46 livraisons de Boeing en janvier, 37 à 38 appareils relèvent de la famille 737 MAX selon les sources, confirmant le rôle de ce monocouloir comme principal moteur industriel de Renton. Le reste se répartit entre long-courriers : cinq 787 Dreamliner, mais aussi quelques 777 et 767, illustrant une reprise encore progressive sur les programmes bi-couloirs. Airbus a, pour sa part, livré 19 avions, soit 18 monocouloirs et un seul long-courrier. Le détail fait état de 10 A321neo, cinq autres appareils de la famille A320neo, trois A220-300, et un A350-900 destiné à Swiss (Lufthansa Group).
Un carnet de commandes qui confirme l’appétit du marché
Boeing a enregistré en janvier 107 nouvelles commandes brutes, contre quatre annulations, soit 103 commandes nettes. Airbus affiche de son côté 49 commandes brutes, sans annulation, ce qui lui donne un total net de 49, nettement inférieur à celui de son concurrent américain sur le mois. Les deux groupes profitent toutefois d’une demande structurellement forte, avec des carnets de commandes pléthoriques, mais la dynamique de très court terme penche clairement du côté de Boeing.
Chez Boeing, l’essentiel de l’activité commerciale reste concentré sur le 737 MAX, avec environ 73 commandes pour ce programme en janvier, complétées par 34 787 supplémentaires. Parmi les opérations marquantes figure une commande de 50 737 MAX par la société de leasing Aviation Capital Group, répartie entre les variantes 737‑8 et 737‑10. Delta Air Lines a par ailleurs passé commande de 30 787-10, marquant un tournant stratégique pour une compagnie jusqu’ici très engagée auprès d’Airbus sur le long-courrier.
L’élan de Boeing en ce début 2026 s’inscrit dans la continuité d’une remontée progressive amorcée après plusieurs années de ralentissements de production, de difficultés industrielles et de surveillance réglementaire accrue. En 2025, le groupe a livré 600 avions commerciaux, son meilleur total annuel depuis 2018, et fait grimper son carnet de commandes à plus de 6 100 appareils pour un montant de 567 milliards de dollars sur la seule division avions commerciaux.
Boeing a annoncé pour 2025 un bénéfice net de 2,24 milliards de dollars, après une lourde perte de 11,83 milliards en 2024, porté par une forte hausse des livraisons d’avions commerciaux et surtout par une plus-value de 9,6 milliards liée à la cession partielle de son activité Digital Aviation Solutions. C’est son premier exercice positif depuis 2018. Au quatrième trimestre, le constructeur a dégagé un résultat net de 8,22 milliards de dollars, à comparer à une perte de 3,861 milliards sur la même période de 2024. Dans un communiqué sur les résultats du quatrième trimestre 2025, Kelly Ortberg, président et directeur général de Boeing, résumait ainsi la trajectoire : « Nous avons réalisé des progrès significatifs dans notre redressement en 2025 et avons jeté les bases pour maintenir notre dynamique dans l’année à venir ». L’intégration de Spirit AeroSystems, finalisée fin 2025, doit contribuer à renforcer la maîtrise de la chaîne d’approvisionnement et la qualité industrielle, même si la montée en cadence reste contrainte par les exigences des autorités de certification.

Pierre a commenté :
11 février 2026 - 10 h 46 min
Boeing peut remercier le VRP Trump….qui le fait redevenir le number-one du monde aeronautique…
jeje a commenté :
11 février 2026 - 16 h 53 min
Number one ….encore pas , encore pas!!!!
Tilo a commenté :
11 février 2026 - 15 h 24 min
Et surtout le nouveau boss Kelly Oteberg qui fait du très bon boulot depuis son arrivée août 2024.