Le constructeur américain Boeing a livré 60 avions en mai 2026, en nette progression sur un an. Portée par la montée en cadence du 737 MAX, cette performance traduit une reprise industrielle, même si Airbus conserve une avance significative.
Une hausse des livraisons tirée par le 737 MAX
Boeing a annoncé avoir livré 60 appareils en mai, soit une augmentation de 33% par rapport au même mois en 2025. Cette progression repose essentiellement sur le 737 MAX, dont 51 exemplaires ont été remis aux compagnies aériennes. Il s’agit du niveau mensuel le plus élevé depuis la reprise de la production en décembre 2024, après la grève qui avait fortement perturbé les chaînes d’assemblage.
Le monocouloir vedette du constructeur américain reste au cœur de sa stratégie de redressement industriel. Boeing prévoit d’ailleurs d’augmenter la cadence de production du 737, passant de 42 à 47 appareils par mois dès l’été 2026, comme l’a récemment confirmé son directeur général. Selon la communication de Boeing, « la montée en cadence du 737 MAX reste une priorité stratégique pour répondre à la demande soutenue du marché ».
Airbus toujours en tête des livraisons
Malgré cette amélioration, Boeing reste derrière son rival européen Airbus, qui a livré 81 avions sur la même période. Depuis plusieurs années, Airbus domine le marché des monocouloirs avec la famille A320neo, bénéficiant d’une production plus stable et de moins de perturbations industrielles.
Sur les cinq premiers mois de l’année, Boeing totalise 250 livraisons, dont 198 737 MAX. Airbus, de son côté, conserve une avance confortable, confirmant l’écart structurel entre les deux avionneurs.
Commandes : un mois contrasté pour Boeing
Côté commandes, Boeing a enregistré 27 nouvelles commandes brutes en mai. Parmi elles, 14 appareils de la famille 737 destinés à être convertis en avions militaires pour un client non identifié, illustrant la diversification des débouchés du programme. Le groupe a également annoncé une commande de 10 Boeing 787 Dreamliner par Lufthansa, renforçant la position du long-courrier américain sur le segment des gros-porteurs modernes.
Cependant, ces résultats sont tempérés par 16 annulations de commandes de 737 MAX, ce qui ramène le total net à 11 nouvelles commandes pour le mois.
Des programmes long-courriers encore sous pression
Les livraisons de mai incluent également six Boeing 787, un 777 cargo et un 767 cargo. Le programme 787 reste toutefois pénalisé par des retards de certification liés à certains équipements cabine, notamment les sièges premium, un point déjà signalé ces derniers mois.
Ces difficultés illustrent les défis persistants de Boeing sur ses programmes long-courriers, entre contraintes réglementaires et complexité industrielle accrue.
Un carnet de commandes solide malgré les turbulences
Depuis le début de l’année, Boeing a enregistré 324 commandes brutes, pour 295 commandes nettes après annulations et conversions. À fin mai, son carnet de commandes s’établissait à 6 178 avions, un niveau qui garantit plusieurs années de production.

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