Le programme Boeing 777X franchit une étape déterminante. La FAA vient d’autoriser une phase majeure des essais en vol du 777-9, ouvrant la voie à une certification attendue d’ici fin 2026. Un jalon crucial pour un appareil dont l’entrée en service a déjà accumulé plusieurs années de retard.
Une avancée réglementaire décisive pour le 777-9
Boeing a annoncé avoir obtenu l’autorisation TIA (Type Inspection Authorization) Phase 4B de la Federal Aviation Administration (FAA), une étape essentielle dans le processus de certification du 777-9, premier modèle de la famille 777X. Cette validation, confirmée début juin à Rio de Janeiro lors de l’assemblée générale de l’IATA par Stephanie Pope, présidente et directrice générale de Boeing Commercial Airplanes, ouvre la phase la plus importante restante des essais en vol réglementaires.
« C’est un véritable tournant pour le programme », a déclaré Stephanie Pope à Air Transport World le 6 juin. « Cette autorisation nous permet d’aborder la plus grande partie du travail restant avec la FAA. »
Une phase d’essais parmi les plus exigeantes
La phase 4B du processus TIA est l’une des plus complexes. Elle implique une participation directe des équipes de la FAA dans les essais, notamment pour valider les systèmes avioniques, la stabilité et le contrôle de l’appareil, les procédures en situations anormales ainsi que les facteurs humains en cockpit. Selon Aviation Week, cette phase représente le segment le plus volumineux des essais restants avant certification. Boeing avait déjà obtenu la phase 4A, plus limitée en portée.
Stephanie Pope souligne l’intensité du travail requis : « Chaque autorisation dépend d’un niveau élevé de rigueur et de coordination avec le régulateur. »
Un calendrier encore sous pression
Cette avancée intervient alors que le calendrier du 777X reste sous surveillance étroite. Le programme accuse plusieurs années de retard, initialement prévu pour une entrée en service en 2020. Le patron de la FAA, Bryan Bedford, a récemment indiqué lors du CAPA Americas Summit que la certification pourrait intervenir « au début de l’année prochaine », tout en précisant que la priorité restait d’abord la certification des 737 MAX 7 et MAX 10 d’ici fin 2026. Dans ce contexte, Boeing vise désormais une certification du 777-9 d’ici fin 2026 et de premières livraisons au début de 2027.
L’enjeu clé de l’ETOPS avant l’entrée en service
Un point reste particulièrement sensible : la certification ETOPS (Extended-range Twin-engine Operational Performance Standards), indispensable pour les opérations long-courrier. Kelly Ortberg, dirigeant de Boeing, a indiqué que les essais en vol pourraient être finalisés d’ici la fin de l’année, « à l’exception de l’ETOPS ». Or, comme il l’a reconnu, « la plupart des compagnies exigeront la validation ETOPS avant toute livraison ».
Ce point est crucial pour des clients comme Emirates, Qatar Airways ou Lufthansa, qui comptent sur le 777-9 pour des missions long-courrier à forte capacité.
Un programme stratégique pour Boeing
Le 777-9, plus grand biréacteur au monde, doit permettre à Boeing de consolider sa position sur le segment des long-courriers à haute densité face à l’Airbus A350-1000. Doté des nouveaux moteurs GE9X, d’une aile composite repliable et d’améliorations en matière d’efficacité énergétique, l’appareil promet une réduction de consommation d’environ 10% par rapport aux générations précédentes de 777.
Mais les retards successifs — liés notamment aux exigences accrues de certification après les crises du 737 MAX — ont fragilisé la confiance de certains clients.
Une priorité industrielle pour Boeing en 2026
Stephanie Pope a confirmé que la certification du 777-9, aux côtés de celles des 737 MAX 7 et 10, constitue la priorité absolue du groupe pour l’année. « Les progrès de nos équipes dépassent mes attentes », a-t-elle affirmé, affichant sa confiance dans la capacité de Boeing à tenir ses objectifs.
Pour l’avionneur américain, l’enjeu est double : réussir techniquement la certification, mais aussi restaurer sa crédibilité industrielle et réglementaire après plusieurs années de turbulences.

CHECK LAST a commenté :
8 juin 2026 - 12 h 26 min
7 ans de réchauffé pour une saucisse des années 90 et plus de 15 milliards de pertes …
Ça fait une belle moyenne de plus de 2 milliards par an ..La classe !!
On attend avec impatience les débilités de checklist qui ressort de son trou depuis peu et qui ment toujours autant
On attend aussi la comptabilité bidon des comiques comme bams pour qui 15 milliards de pertes sont automatiquement remboursés par la vente de 30 appareils et hop circulez y a rien à voir
Mais les coûts de production ça n existe pas pour cet expert financier qui ne sort de son trou que lorsque on parle de la saucisse et qui déclare que le 787 est rentable ..
Les comiques sont tellement comiques
GVA1112 a commenté :
8 juin 2026 - 13 h 23 min
Bis repetita .. ce programme va demander des années (beaucoup) pour qu’il soit rentable comme celui du B787.
Mais avec Boeing, les frais de conception vont être imputés à un compte sans fond qui n’est pas en lien avec les frais de construction de l’avion.
Ainsi, les actionnaires vont apprécier l’efficacité comptable du grand constructeur..
GVA1112 a commenté :
8 juin 2026 - 13 h 27 min
Comme la certification du 777X suivra celles des Max, on peut imaginer que pour celles-ci, rien ne sera simple.
J’imagine que la certification du big Brother sera … pour plus tard..
Une musique que nous avons souvent entendue.
J’apprécie la confiance et la patience de certaines compagnies.